Je suis une pauvre victime

J'ai été victimisée, je sais, ça date, alors voilà :

7 choses que je voudrais faire avant de mourir :

- Aller au Japon, et pourquoi pas, y vivre
- Lire la fin de Death Note, voir l'anime et le troisième film
- Finir mes fics et ma traduction simultanée du How To Read 13 et du X First Contact
- Ecrire et dessiner ces idées qui me trottent dans la tête depuis un certain temps...
- Dire à une certaine personne ce que j'aurais dû lui dire il y a déjà deux ans...et dans la foulée, dire leurs quatres vérités à d'autres certaines personnes lol
- Savoir parler couramment japonais (et écrire mon testament dans cette langue rien que pour emmerder le monde expdr)
- Encore faire rire ma petite soeur adorée ^^

7 choses que je fais bien :

- Délirer avec mes zamies
- Les exos de physiques (lol pathétique)
- Glandouiller (mais si mais si c'est tout un art ! )
- Ecrire ce qui me passe par la tête, et tout bazarder après
- Les pâtes trop cuites, les vinaigrettes trop piquantes
- Les AMV !
- Rougir. Je suis une pro, je deviens couleur ketchup pour rien ! J' ai dû être tomate dans une vie antérieure

7 Célébrités que j'aime (et je mets les groupes avec, paske sinon j'en trouverais pas 7 !)

- FictionJunction YUUKA
- Within Temptation
- Ken'ichi Matsuyama
- Jonnhy Depp (surtout en Jack Sparrow mdr)
- Evanescence (Briiing Meee To Liiiife lol attention il va pleuvoir)
- Haruki Murakami
- La personne qui a composé Sadame. Je suis accro à cette musique !

7 choses que je dis souvent:

- J'y suis pour rien !
- Pas de problème !
- Maiiiheuuu
- (Honto ni) Sumimaseeeeeeeen
- Tchalut
- Kusoooo (= K'sooo = merde en japonais... ou comment être vulgaire en passant inaperçue lol)

7 personnes à victimiser

- Death-L-Note
- ShadowLya
- La Rose de Versailles
- Eragon-4ever
- Sherryn Death Note
- Leyisse
- Ptite Betterave

# Gepost op zondag 17 juni 2007, 17u53

_________________________Chapitre 4 – L is for Leaving_________________________

_________________________Chapitre 4 – L is for Leaving_________________________


L, roulé en boule sur un fauteuil, cliquait mécaniquement et se laissait porter au hasard des informations. Tant de meurtres et de disparitions. Tant d'occasions de quitter ce monde avant même de l'avoir vraiment vu.
Un jour, lui aussi, il disparaîtrait.
C'était embêtant.
Il faudrait bien qu'il meure un jour. Il n'était qu'un être humain parmi des milliards d'autres, rien ne lui donnait plus le droit à l'immortalité. A la rigueur, cela importait peu à Lawliet de mourir. Sa vie ne comportait rien de si précieux qu'il craigne de le perdre. Mourir à 17 ou 71 ans lui était égal; survivre d'ici là était son devoir, sans plus. Seulement...
Seulement la justice devrait lui survivre. L devrait lui survivre.
Ce n'est pas parce qu'il mourait lui, Loan Lawliet, que les criminels devraient cesser de recevoir le jugement qu'ils méritaient.
L remuait ces pensées dans sa tête depuis le milieu de la nuit. Depuis qu'il avait envoyé les résultats de son enquête concernant cette petite fille...
Elle était si jeune. Ses parents en larmes répétaient que la veille encore de son meurtre, elle souriait et jouait aux poupées. Le lendemain, elle avait tout quitté. Personne ne l'avait prévenue.
Moi aussi, un jour, je mourrais. Mais moi, il faut que je sois prévenu. Il faut que...
Il faut que quelqu'un me succède.
Cette réponse lui apparut clairement. Il s'étonna de ne pas y avoir pensé avant. C'était pourtant si simple. Il regarda l'heure. 04 : 16. Il calcula rapidement le décalage horaire. Watari se trouvait à Singapour... et était probablement réveillé.
Il sortit son portable et composa le numéro de la Ligne 8, les yeux toujours fixés sur l'écran.
- Laisse-moi une minute, le temps de m'isoler.
- Très bien.
- Alors, L, de nouveaux éléments ? La piste de Singapour était bonne, tu sais, mais ce n'est pas le meurtrier qu'on cherche, c'est celui qui a prémédité tout ça... J'ai réussi à remonter jusqu'à quelqu'un qui va m'obliger à retourner à Saint-Pétersbourg, mais dont le nom va te dire quelque chose... Je crois bien que cette fois, on le tient !
- Merci, Watari.
- Tu ne veux pas savoir de qui je parle ?
- Plus tard. Là ce n'est pas de ça que je veux te parler.
- Toi, il y a quelque chose qui t'embête.
- Oui. Je vais mourir.
- QUOI ?
- N'ayez pas l'air si surpris, Watari. Vous aussi, vous allez mourir, de même que ce type de Saint-Pétersbourg, je suppose que c'est encore Tydner, ainsi que tous les humains et êtres vivants de cette planète. Ne me dites pas que vous ne le saviez pas. J'espère que vous n'êtes pas dans un lieu public ?
- Ne me fais plus jamais de peur comme ça. J'ai cru que tu étais en danger.
- Je suis en danger, Watari. Je ne suis pas à l'abri d'une crise cardiaque, d'une méningite, d'un tremblement de terre, incendie ou bombe atomique. Ou électrocution, puisque je suis à côté d'un ordinateur avec un téléphone dans une main et une tasse de café pleine à 62% de l'autre, sucre non inclus. Je suis toujours en danger, et actuellement, si ça vous intéresse, le taux de possibilité pour que je décède avant la fin de cette conversation est de 0,07% environ.
- Merci de ces précisions. Tu as oublié d'inclure la crise de foie et le malaise dû à l'épuisement, alors que c'est ce par quoi tu es le plus concerné. Bref. Que me vaut cette frayeur soudaine ? Attends... il est environ 3 h du matin, à N... là où tu es, non ? Qu'est-ce qui peut bien t'inquiéter à ce point à 3 heures du matin ? Qu'est-ce qui peut bien t'inquiéter tout court ?
- Il est 4 h 22 ici. Je ne suis pas inquiété par quoi que ce soit. Je viens seulement de penser à quelque chose que je pense être important.
- Et c'est... ?
- Je vais mourir.
- Te serais-t-il possible d'envisager de m'expliquer ce que tu entends par là ?
- C'est pourtant logique, Watari. Je vais mourir, dans deux minutes ou dans vingt ans, peu importe. Si je meurs, L meurt. Si L meurt, qui va attraper les assassins à ma place ? Ce n'est pas possible. Il faut que la justice me survive. Et donc...
- Et donc ?
- Il me faut un successeur.
- Je suis désolé, mais ça ne me paraît pas être l'urgence même. Enfin, L, tu n'as que 14 ans et des poussières ! Tu ne vas pas te soucier de ta mort maintenant ?
- Si. Je t'ai déjà dit un million de fois, ou plutôt 112 fois exactement, que le risque zéro n'existe pas. Les enjeux sont bien trop gros. D'ailleurs, il faut absolument que je rédige mon testament.
- Bon. Admettons. Dans l'immédiat, on va boucler l'affaire en cours, et je reviendrai aussi vite que possible pour qu'on puisse parler de ça sérieusement... A l'occasion de ton quinzième anniversaire, par exemple.
- Vous n'allez pas encore remettre ça, Watari.
- C'est la première fois depuis trois ans, L.
- C'est ce que je dis. Bien, je vais chercher du côté de Saint-Pétersbourg. Merci, Watari.
- A bientôt, L. Oh, attends...
- Oui ?
- Prends soin de toi. Puisque ta mort t'inquiète autant.
Le son de sa voix fut remplacé par une tonalité régulière. L raccrocha le téléphone et le posa à côté de lui. Il se sentait apaisé. Watari allait l'aider, tout allait bien. Il se retourna vers l'écran de l'ordinateur, et cliqua sur Saint-Pétersbourg. Il avait déjà perdu trop de temps, c'étaient au moins 30 minutes de liberté de gagnées pour Tydner.

Quelques mois plus tard, L fêtait dignement ses 15 printemps dans le salon de thé le plus cher et le plus réputé de tout Los Angeles. Le plus grand détective au monde était très occupé à enfourner son neuvième gâteau. Pas de comparaison avec ceux de Londres, mais au moins ici ils avaient un salon privé.
- Comme che te le dijé au tjéléphone, che grois que le mieux che cherai que j'aie quelqu'un qui viendjra après moi.
- Un héritier, en quelque sorte... Dis, Liam, pour l'amour du ciel, tu veux bien sacrifier dix minutes de ton temps à la conversation sans t'empiffrer ? J'ai l'impression de faire la conversation à un panda boulimique, et j'en ai assez de devoir faire des efforts de traduction pour comprendre ce que tu dis.
L, les joues gonflées par la pâtisserie qu'il venait d'engloutir, releva le nez vers le vieil homme, puis replongea vers la table, au dessus de laquelle il était penché dans un équilibre précaire afin d'atteindre le fraisier, suprême gourmandise, qui se trouvait à côté de Watari.
- Ekjactement. Un jéritchier. Tchu groisch que chest pochiple ? demanda-t-il en ignorant superbement la remarque de son interlocuteur. Lequel soupira.
- Liam...
- Cha va, ça va, de tchoute fachon il n'y a plus rien *glomp* de comestible sur cette table. Je vais passer une autre commande. Bref. Tu penses que c'est trouvable ?
- J'y ai réfléchi depuis la dernière fois, tu te souviens de l'orphelinat que j'ai fondé juste avant de te rencontrer ?
- Celui que tu as confié à ce pauvre Roger ? La Wammy's House, c'est ça ? Bien sûr que je me souviens.
- Eh bien, pendant que tu allais au collège et que tu gagnais la médaille nationale de tennis – tu ne peux rien faire simplement, toi – je l'ai spécialisé. Je ne l'ai pas fait dans un but précis, mais... Maintenant, avec l'enjeu que tu viens d'apporter, ça pourrait servir.
- Spécialisé...
- J'en ai fait un centre qui accueille uniquement les enfants ayant des capacités... au-dessus de la moyenne. Les surdoués, si tu préfères.
- Je vois. Et vous pensez que...
- Il y a là bas un enfant dont la logique et la capacité d'observation sont incroyablement développées. Sans comparaison avec tes propres dons, mais avec de l'entraînement; je pense qu'elle serait une candidate possible. Il faudrait que je perfectionne encore cet établissement...Au niveau de l'éducation, notamment. Au fait, cette jeune fille s'appelle A...
- Ne me le dites pas. Personne ne doit connaître mon nom, personne ne devra connaître le sien. Pour moi, elle sera juste A.
- Très bien. Tu as raison, il faudrait garder leurs véritables noms secrets. Leur donner des surnoms par exemple. Comme toi, tu es L.
- Oui. Je ne souffre pas de dédoublement de personnalité, ni d'amnésie, ce qui me permet de savoir qu'effectivement je suis L. Qu'est-ce que je ferai sans toi, Watari. Mais, A sera-t-elle d'accord ? C'est un sacrifice énorme.
Watari, résigné, choisit d'ignorer le sarcasme.
- Son accord, je ne peux pas le garantir. Elle pèsera le pour et le contre, et je ne peux pas prédire sa conclusion. Mais je pense que...c'est un enfant très gentil, serviable et sensible, même si elle ne le montre pas. Je ne crois pas qu'elle refusera.
- Parfait. Il faudra qu'on réfléchisse à la formation...
- Attends, il y a aussi Beyond Birth... B. Ce garçon lui aussi a des capacités remarquables. Il n'est pas au niveau de A, mais... il est, je dirai, plus solide. Il est très froid, plutôt renfermé, et n'a pas peur des solutions extrêmes. Un peu impulsif aussi, je dois dire. Mais extrêmement intelligent. Il a un point commun avec toi : il ne supporte pas de perdre. A et B... à eux deux, il pourraient remplacer L dignement.
- C'est très bien, je me sentirais plus tranquille comme ça. Il faudrait que je les rencontre, aussi.

Deux mois plus tard, une limousine noire parcourait les sinueuses routes anglaises, transportant à son bord, à l'abri derrière des vitres teintées, le plus jeune et célèbre détective qui soit en ce monde. « Abri » était cependant un bien grand mot, L ayant évalué qu'il se trouvait dans une position de danger extrême puisque sur la route et donc potentiellement impliqué dans un accident mortel. Sa sécurité n'était assurée qu'à 82 %, ce qui inquiéta relativement le grand détective, jusqu'à ce que la voiture se gare devant le grand portail d'une impressionnante bâtisse, du XVIIIème siècle à vue de nez, qui débordaient d'enfants galopant dans tous les sens dans la grande cour. Qui cessèrent brusquement de galoper et de piailler pour entourer le luxueux véhicule. Un murmure se répandit parmi eux : « C'est L....Non, impossible, le vrai L ?... Il serait venu voir A... ».
Un vieil homme aux trois quarts chauves qui venait d'interrompre à grand regret sa lecture de l'encyclopédie des insectes apparut à la grande porte avant d'entreprendre de disperser les gosses qui n'auraient pas affiché un air différent si on les avait présentés à la Reine d'Angleterre.
- Allez, retournez jouer, L et Watari sont très fatigués, il faut qu'ils se reposent... Allez, tout de suite !
Les enfant obtempérèrent en silence, tout en gardant un ½il sur la voiture, pour en voir sortir un vieil homme qui serra chaleureusement la main à Roger et... un adolescent qui se tenait aussi voûté que si on avait posé le poids de tous les crimes du monde sur ses épaules, avec des cernes, un teint et des vêtements qui suggéraient qu'il n'avait pas le temps de s'intéresser à autre chose qu'à la résolution de cas épineux. Ils ne l'auraient pas imaginé autrement. Leur idole absolue, la seule personne digne d'intérêt, L, venait de poser le pied dans la cour de leur établissement qui lui était voué.
Ledit L avait même posé les deux pieds sur les dalles, ce qui lui permettait de marcher en les traînant en direction de l'entrée grande ouverte, suivant les deux vieillards qui discutaient avec animation devant lui. Il se retourna vers les enfants qui le dévoraient des yeux. Sourit. Et décida de laisser les deux vieux amis discuter en paix autour d'un thé Earl Grey tandis que lui ferait connaissance avec les deux enfants qui un jour, devraient assumer comme lui le faisait la noirceur de l'âme humaine. Eux au moins ne seraient peut-être pas seuls.

Un quart d'heure plus tard, aux cris enthousiastes des enfants s'était substitué le silence. Dans le salon, meublé et décoré d'une façon qui faisait reculer le monde d'un siècle, trois personnes se toisaient sans un mot. Ainsi ce sont eux... A était une petite fille grande pour ses huit ans, maigre comme un clou, la chevelure rousse en bataille, et le regard sombre et perçant, profond et sans aucun reflet, qui ressortait au milieu de son visage d'une pâleur polaire. Elle mâchonnait une mèche de ses cheveux dont il était proprement impossible de déterminer s'ils étaient bouclés, raides, courts ou long, les bras croisés autour d'une de ses jambes. A côté d'elle, un jeune garçon un peu plus âgé. B, ou Beyond Birthday. Lui aussi était plutôt maigre et grand, et se tenait d'une façon étrangement raide. Ses mèches de cheveux d'un châtain très foncé lui retombaient devant les yeux, et sa forme de visage rappelait étrangement celle de L. Il avait la main plongée dans un énorme pot de confiture de fraises, dont il la ressortait à intervalles réguliers pour se la fourrer dans la bouche.
Ce fut A qui rompit le silence, d'une vois parfaitement neutre, plate, sans intonation aucune.
- Vous êtes L.
- C'est un fait. Et vous, vous êtes A et B. Vous êtes les plus doués de cet établissement, et c'est vous qui un jour vous appellerez L. Ensemble. C'est ce que vous avez choisi.
- C'est le but de tous les enfants ici, L. Devenir vous. Devenir même meilleur que vous.
B parlait avec beaucoup plus d'animation. Une flamme s'était allumée dans ses yeux sombres. Impulsif. Trop, peut-être.
- Je peux vous poser quelques questions, à tous les deux ?
- Je n'ai aucune raison valable de refuser, répondit la fille aux cheveux roux en se mettant une nouvelle mèche de cheveux dans sa bouche.
- Evidemment !

- Alors, L ?
La limousine reprenait à l'envers les virages anglais, jusqu'à Londres et l'aéroport. L'avion. Moyen de transport infiniment plus sûr que la voiture, fût-ce une décapotable de grand luxe. L regrettait de ne pas y être déjà.
- Ils sont parfaits, je pense. C'est un plaisir de discuter avec eux. A est extrêmement intelligente, quoique exagérément méfiante. Je crois qu'elle n'a pas cru que j'étais L pendant toute la première demi-heure.
- Peut-être parce que...excuse-moi, mais...quand on dit « L », ce n'est pas à...
- Je n'ai pas le physique de l'emploi, hein ? Tu crois vraiment que des gosses de ce niveau s'arrêtent à ce type de conclusion ? Ce serait inquiétant.
- Oui, sans doute...
- Pour ce qui est de B... Un peu irréfléchi, quoique ce mot ne soit pas approprié. Il laisse parfois ses émotions prendre le dessus...En particulier... lorsqu'il s'agit de A.
- Tu crois que...
- Je ne sais pas ce qu'en pense A, mais il me paraît clair que B tient à elle. Ça peut devenir dangereux.
- Sans doute...
Il faudrait que tu aies quelqu'un à qui tu tiennes, L. Moi...je ne suis pour toi qu'une aide. Tu me fais confiance, mais... Ce n'est pas assez. Je doute que tu puisse un jour te permettre d'aimer, mais... Si, une fois dans ta vie, tu pouvais avoir ne serait-ce qu'un ami... - Watari...
- Oui ?
- Vous avez l'air pensif, et je devine que c'est encore à propos de moi. Occupez donc vos pensées au prochain virage. Et... si vous pouviez me passer la part de tarte qui se trouve dans le frigo...
Lorsqu'ils allaient en des lieux trop spécifiques, c'était Watari qui conduisait. L refusait catégoriquement les services d'un chauffeur, surtout s'il s'agissait de la Wammy's House.
-Il y a encore deux ou trois choses à améliorer, donc. Roger pense durcir un peu les méthodes d'éducation, pour que A puisse, plus tard...devenir comme toi. Il faudra qu'elle en ait la force, parce qu'elle, elle sera sans doute seule. Si tu dois disparaître, L, alors moi aussi. B restera sans doute avec elle, je suppose... Mais elle n'aura aucune autre aide. Elle sera tenue pour morte à sa sortie de l'institut, et personne ne devra jamais la connaître. C'est très difficile, et elle n'a pas ton caractère.
- Oui... Il faudra qu'elle en ait la force. Il le faudra bien...
Watari haussa un sourcil, surpris. L avait marqué une hésitation. Il se retourna pour jeter un coup d'½il à l'adolescent roulé en boule sur la banquette arrière. Ses yeux, à travers ses épis et les vitres sombres, s'étaient perdus dans le paysage. Il reporta son regard à la route, s'abstenant d'interrompre les pensées de ce garçon, sans doute le plus intelligent au monde...et aussi le plus seul.
L pour sa part, occupait la totalité de ses méninges musclées à répondre à cette question :
Je ne me fie jamais à mes intuitions, ce ne sont pas des faits solides...Mais, pourquoi ai-je le sentiment que A ne portera jamais mon nom ?

# Gepost op maandag 09 juli 2007, 17u24

L is for Law(less)

L is for Law(less)

L eut un léger sourire, le premier depuis longtemps. Depuis tant de temps qu'il remuait les bas-fonds de la société mondiale. Il s'était évidemment attendu à une réaction rapide, vu les enjeux, mais pas à une pareille audace... Il avait peut-être poussé le bouchon un peu loin. Ç'avait été amusant, remarque. Comme une partie d'échecs avec un adversaire à sa hauteur. Plaisir qui était devenu si rare ces dernières années... et même inexistant. Ses entrevues avec A s'étaient raréfiées, la fillette étant totalement accaparée par ses études. La dernière fois que L l'avait vu, il y avait un mois de cela, elle commençait à avoir des cernes d'une profondeur qui défiait les siennes. Les chaînes de télévisions, et surtout leur audimat, s'étaient rapidement lassées de remâcher les mêmes phrases à son sujet, faute d'avoir des « scoops » à présenter en exclusivité. Ce qui ne lui faisait ni chaud ni froid, mais qui était néanmoins préférable à toutes ces spéculations extravagantes. Le FBI et la CIA lui avait récemment accordé, par le biais de Watari, leur coopération en cas de besoin, et avaient été suivis, comme c'est si souvent le cas chaque fois que les States prennent une décision, par la plupart des services secrets du monde, puis d'Interpol l'année suivante. A bien y réfléchir, cela avait été la seule chose qui l'avait amusé cette année là. « Ils sont en train d'octroyer le commandement de la plupart des forces du monde à un gamin de dix-huit ans. Je voudrais bien quitter l'anonymat rien que pour voir leurs têtes en apprenant ça ! ».
Et ma
intenant... enfin les choses redevenaient un tant soit peu intéressantes. Ceci dit... c'était une sacrée prise de risque. Même du point de vue de la loi. Il n'aurait pas cru devoir un jour demander le soutien de...Trop tard pour y changer quoi que ce soit, mais il allait devoir compter entièrement sur sa capacité à mentir comme un arracheur de dents... et ce face à quelqu'un dont le métier même est de mentir. Eux aussi prenaient un énorme risque en se présentant ici... ils étaient un peu dans la même situation. Criminels, espions et détectives, le point faible, c'est l'identité. La porte glissa sans bruit derrière lui. S'ouvrant sur une poignée de personnes, les criminels et agents doubles les plus doués et expérimentés au monde. Ceux dont la police ne connaissaient même pas l'existence, ceux dont la CIA n'avait même pas soupçon de l'étendue de leurs capacités. L eut une pensée pour le temps qu'il lui avait fallu pour les amener ici. Tous. Ça avait été vraiment difficile de trouver des preuves suffisantes... Même pour lui, en fait, les trouver n'avait pas été du gâteau. Cependant, il ne pouvait dire que ça n'avait pas été une partie de plaisir. En parlant de gâteau... Il tendit la main pour attraper le paquet de Petit-beurre (la France avait décidément de TRES bons côtés, excepté le caramel au beurre SALE, qui lui paraissait une pure hérésie) et de l'autre fit tourner son siège. Il compta rapidement les silhouettes en noir devant lui.
Kenwood Mary/Wedy. Morello Thierry/Aiber. Agatsum
a Sakuran/Satsuhana. Roy Jane/Wanderer. Tenez Carlo/Ship. Long Kun-wee /Moonless Night.
Tous
là. Parfait. Il se doutait bien qu'ils ne feraient pas les choses à moitié. Il avait bien fait d'expédier Watari à New Delhi, finalement. Même si son aide aurait été bienvenue...Il ne pouvait absolument pas lui en parler. Pas avant de l'avoir fait. Watari aurait jugé cela bien trop risqué. Et l'en aurait empêché. C'est vrai que c'était dangereux, mais cela en valait la peine, et puis... Maintenant qu'il y avait A, il n'y avait plus grand-chose qui lui faisait peur.
Il
leur dédia un regard empreint d'une crétinerie profonde, imitant avec une perfection saisissante une vache qui verrait un TGV se garer dans son champ (et pourtant il n'avait jamais eu l'occasion de voir une vraie vache de toute sa vie).
- L, n'est-ce pas ?
- Bien sûr que non, répondit-il avec un sourire parfaitement assorti à son regard. L n'est pas assez stupide pour se montrer devant vous. Il m'a envoyé à la place.
- L avait dit qu'il viendrait !
C'était le marché ! interrompit une silhouette féminine d'assez petite taille.
- Parce qu'il t
e fait confiance, à toi ? coupa net un grand type juste derrière elle.
Aiber. Evidemment.
L
laissa son sourire glisser sur ses lèvres.
- Je
pense pas. Mais, je suis crétin de toute façon, et j'ai des... euh... des troubles de la mémoire... Je vais ...euh, sans doute vous oublier d'ici demain. Chais pas qui vous êtes, d'ailleurs, mais L a dit qu'il voulait vous parler. Il vous écoute, là. Je suis là pour vous transmettre ce qu'il a dit que vous vouliez... mais je ne dois pas le donner avant que L me l'dise.
- Pas de caméra, L, on est bien d'accord ?
reprit Aiber, levant les yeux sur les zones d'ombres de la salle en tôle.
Le « crétin » accr
oupi sur sa chaise plongea la main dans son paquet de Petit-Beurres et enclencha le petit mécanisme au fond.
Merci Watari...
Un
e voix déformée jaillit d'au-dessus de la porte, vers laquelle se retournèrent instantanément le petit groupe. L nota avec intérêt à quel point la façon de réagir des gens montre leur nature et diffère selon les personnes. Même si leurs physiques disparaissaient derrière du cuir noir, il pouvait deviner qu ils étaient. La petite femme qui avait crié avait fait volte-face d'un bond. Satsuhana. Le grand type lui, s'était retourné posément, sans étonnement apparent. Aiber, c'est sûr maintenant.
« Je me doutais bien qu
e vous poseriez cette question, ... Aiber, si je ne m'abuse ? Ou devrais-je dire, Thierr-»
- Inutile de continuer, ou de nous menacer ainsi, L. Nous savons tous très bien ce que tu sais, sinon, nous ne serions pas venus là en tant que ce que nous sommes.
- Tous ensemble, en plus, c'est une première, commenta ironiquement un autre homme, plus en retrait.
Tous s'adres
saient désormais à la porte.
L réprima un sourire.
Yokatta. J'ai vraiment l'air d'un attardé, alors... au point que même Aiber y croie. L'habit ne fait pas le moine, et il le sait...Il faut se méfier quand même, il doit attendre que je me trahisse... Dommage pour toi, je ne commettrai pas d'erreur. Je ne te laisserai pas inverser les rôles comme tu es si doué pour le faire.
« Il n'y a pas de caméra. Il me semble que 'Nuit sans Lune' est assez...calée en élect
ronique. Elle peut vérifier toute la pièce, si elle veut. Les seuls yeux étrangers ici sont ceux du garçon, et il ne dira rien – on ne le croirait pas, de toute façon. Je n'ai placé aucun dispositif sur lui, vous pouvez le fouiller. Par ailleurs, la pièce est entièrement close, et sécurisée. Personne ne rentrera durant toute la durée de la conversation – et personne ne l'entendra. Vous devriez vous assurer de cela aussi. Faites-moi savoir quand vous aurez terminé avec ces fastidieux préambules. Je vous demanderai à mon tour, une fois ceci fait, de vous débarrasser de toute arme ou moyen d'enregistrement que vous avez sur vous – je m'adresse en particulier à ces dames Wedy et Satsuhana, ce afin de préserver ma propre sécurité. Je fais confiance à Chris pour me prévenir une fois cette condition remplie. »
Il pausa l'enregistre
ment. Maintenant commençait le véritable risque.
Un quart d'heure plus tard, Kun-wee Long an
nonçait
« Aucune
caméra n'a été installée. Je suis heureuse de constater que vous tenez votre parole, L »
Yappari. Qui penserait à vérifier un paquet de gâteaux. Elle a vérifié la poubelle, regardé le paquet mais ne l'a pas vidé. A partir de là, je ne cours pratiquement aucun risque à condition de faire un minimum attention.
« Vous devez
tous en être soulagés, je suppose. Je vous prie maintenant d'observer à votre tour la condition que j'avais posée. »
Montrez-moi vos visages. Surtout toi, Satsuhana. Je veux savoir quel peut être le visage d'une femme qui peut tuer sans commettre d'erreur. Ou presque.
Le premier, Aiber ôta
sa combinaison sombre. Blond, trente-cinq ans maximum, assez grand et l'air sûr de lui. Vêtu d'un costume à la fois élégant et décontracté. Arnaqueur professionnel. Comme je l'avais imaginé. Les uns après les autres, les travailleurs de l'illégalité découvrirent leur visage.
Wedy. Voleuse. U
ne femme blonde, les yeux camouflés derrières ses lunettes, léger sourire moqueur. Sans doute capable de prouesses physiques.
Sa
tsuhana. Meurtrière. Une Asiatique, sans doute Japonaise, à l'air jeune et toujours tendue comme un arc. Si elle décide de se ranger, elle peut sans peine se rabattre sur les films de ninja.
''Nuit sans Lune''. Spécialisée dans l'électronique. Coré
enne, le front haut, l'air de ceux dont la culture étendue n'est pas laissée en friche mais utilisée de façon ingénieuse, des yeux inquisiteurs derrières ses lunettes ovales.
Wanderer. E
spionne ne servant aucune nationalité, uniquement son intérêt. Rousse, frisée, l'air angélique...et les yeux faits pour voir ce qu'elle n'est pas censée voir.
Ship. Transport illégal de
tout-et-n'importe-quoi. Brun, bronzé, l'air d'un riche nabab en vacances.
Je ne savais pas que ça marcherait à ce point. J'ai vraiment bien fait d'expédier Watari à New Delhi, ça en valait la peine.
Il éleva la voix en n'o
ubliant pas le regard bovin et la voix traînante.
- J'c
rois qu'y z'ont fini, L. Y'avait que...euh... Satsuna qui avait une arme. Un tout p'tit revolver.
Une pression, entre deux biscuits.
« Mer
ci, Chris. Bien, maintenant... Nous pouvons passer aux choses plus intéressantes. Vous me voyez ravi de constater que vous avez vous aussi tenu votre promesse et êtes venus presque sans arme. »
-
Vous n'avez pas tenu votre promesse, L. Vous aviez dit que vous seriez là en personne.
« Et je
le fais. » « Je suis dans le même bâtiment que vous, simplement je me suis installé à l'étage au-dessus. Voyez-vous, quelles que soient les civilités que nous échangions, nous ne sommes pas en confiance. Vous êtes bien plus nombreux et forts que moi, et si la situation venait à se dégrader, ma vie serait menacée. Puisque vous êtes ceux que je mets en danger, j'assure ma sécurité de cette manière. Ce qui ne m'empêche pas d'être ''là en personne''. »
Vous n'imaginez pas à quel point
je suis ''là en personne''.
- Bien, comme disait L, nous n'allons pas nous répandre
en discussions inutiles sur ce sujet. Il n'y a pas de caméras, L ne peut pas nous voir et nous ne pouvons pas le voir. Ce me semble satisfaisant.
- Non, siffla l'électronic
ienne. Si L avait été là en personne, nous aurions pu vérifier les micros. Ici, L peut non seulement nous entendre, mais aussi nous enregistrer.
Un silence pesant tomba sur
l'ensemble du groupe.
Comme si je ne l'avais pas prévu. Bien dit,''Nuit sans Lune ''.
« Vous avez tout à fait raison. D'où je suis, je
peux parfaitement enregistrer notre conversation. Ce que vous semblez oublier... c'est que, si effectivement j'enregistrais la conversation, dans l'optique de vous faire arrêter, je devrais expliquer à Interpol, ou la CIA, ou le FBI, ou n'importe quel service de renseignement que je choisirai, pourquoi je palabrais avec des criminels, en leur donnant autant de liberté et en marchandant avec eux – surtout vu ce que je m'apprête à vous donner. De leur point de vue, je devrais vous avoir envoyés à l'ombre, tous autant que vous êtes, à partir du moment j'ai prouvé votre implication dans certaines affaires. La seule raison pour laquelle ils ne réclament pas encore cela de moi est qu'ils ne connaissent pas votre existence. Cela vous suffit-il ? »
Ils réfléchirent un moment, puis se ret
ournèrent vers Aiber, lequel répondit lentement.
- Cela me semble plausible, mais... Il demeure t
out de même un doute.
« J'en suis bien
conscient. Mais, je ne cherche pas à vous arrêter. Sinon, comme vous le savez, vous seriez déjà aux mains d'Interpol. Ce qui me semblerait un regrettable gâchis compte tenu de vos capacités... »
- C'est donc cela que vous voulez marchander avec nous...

« Oui. Marchander avec un
arnaqueur... Voyons si je peux m'en tirer à bon compte. »
- Même chose
ici. Vous disposez d'un moyen de pression pour le moins convaincant.
« Justement, à ce sujet. Je
voudrais que les choses soient parfaitement claires. J'ai fait durant les sept derniers mois une enquête aussi discrète que possible, qui m'a permis de découvrir : votre existence en tant que voleurs, espions, assassins, etc. ; votre véritable identité ; les affaires dans lesquelles vous avez été impliqués. Le tout avec preuves indiscutables. Et c'est la récupération de ce dossier vous concernant qui vous amène ici. »
- Tout à fait. Et ce que vous attendez de nous...
« Votre c
oopération. Savoir qu'en cas de besoin je pourrais faire appel à vos talents et spécialités. »
- Et en
quoi le détective qui nous surpasse tous, et qui depuis peu a la mainmise sur Interpol et les services secrets mondiaux, pourrait-il nécessiter les faibles compétences dont nous disposons ?
« Vo
us avez des capacités que les agents du FBI n'ont pas, parce que c'est illégal. Vous avez pour vous la discrétion, et vous ne poserez pas de questions pour savoir si c'est bien légal, si ce n'est pas risqué, si j'ai le droit de faire ci ou ça. Le FBI, la CIA, Interpol, tous sont très compétents mais extrêmement tatillons quand il s'agit d'entrer chez un suspect pour y trouver des preuves. Je n'ai pas de temps à perdre à débattre avec eux dans l'espoir de les convaincre. C'est pourquoi dans certains cas, il me semble préférable de ''vous avoir sous la main'' si vous me passez cette désobligeante expression. »
- Je vois. Et vou
s supposez que nous vous obéirons sans broncher ?
« Je ne suis pas si bête, Mr. Aiber. J'ai b
ien assez de pions dans mon jeu, et des fous aussi, j'en ai plus que nécessaire. Ce sont de pces plus... intéressantes dont j'ai besoin. »
- Des to
urs et des chevaliers...
« Vous avez
le droit de refuser mes requêtes, évidemment. Je vous demande simplement de me donner un moyen sûr de vous joindre, un moyen qui ne puisse me desservir. Ce que je vous demande, c'est de pouvoir vous soumettre une proposition sans avoir à faire une enquête de six mois au préalable pour vous retrouver. »
- Vous faites sonner cela comme si vous ne nous
demandiez pratiquement rien. Mais, vous donner un moyen permanent de nous joindre, c'est une entrave. Quelque chose que nous ne pourrons pas nier, contrairement à tout le reste. Nous étions intouchables, parce qu'impossible à retrouver. Un lien constant, ce n'est pas si anodin que vous voulez bien le faire paraître.
« Estimez-vous que cette absence totale de chaînes dans vos relations e
st préférable à une absence totale de barreaux à vos fenêtres ? »
- Vous avez dit vous-même que
vous ne nous feriez pas arrêter, L. Qui plus est, vous avez chargé le garçon qui se trouve ici de nous remettre les documents que nous sommes venus chercher, notre accord sous-entendant qu'il n'en existait pas de copie. Je doute que sa dévotion envers vous aille jusqu'à sacrifier sa vie pour nous cacher quelque chose que nous pourrions trouver, en cherchant bien. Votre moyen de pression sur nous me semble bien affaibli.
Il est habile. Il essaie de fair
e en sorte que les autres ne me craignent pas. Si les choses venaient à tourner mal, c'est celui qui aura la mainmise sur le maximum d'entre eux, et surtout sur les plus utiles, qui l'emporte. C'est une partie d'échecs où la seule façon de gagner, est de prendre contrôle des pions de l'adversaire. Mais ce sont toujours des échecs, et j'ai prévu tes mouvements bien avant que tu ne commences à bouger.
« Vous semblez m
e prendre pour un parfait idiot, Mr. Aiber. Pensez-vous que j'aie abandonné un pauvre garçon sans défense seul dans une pièce remplie de criminels si doués ? Il lui suffit d'un geste et la police débarque ici et vous arrête tous. Qui croyez-vous qui aie le plus de pouvoir sur des policiers, de nous deux, Mr. Aiber ? »
- Vous avi
ez dit que personne ne pouvait entrer ni nous épier, que personne n'était au courant ! s'exclama Satsuhana.
- C'e
st du bluff, intervint ''Nuit sans Lune''. J'ai vérifié, personne ne nous voit ni nous entend. Personne ne viendra. Vous avez sécurisé le lieu où vous êtes, L, et vous n'avez pas envie de vous montrer à des policiers.
- De plus, vous l'av
ez dit vous-même, si vous aviez prévenu la police, elle aurait voulu tous nous piéger ici, peu importe ce que vous auriez dit.
Tu le caches, mais tu as peur, Aiber. Je vous ai demandé de vous désarmer, tu sais que j'aurais pu faire ça juste avant de vous livrer pour éviter le sang. Tu commences à croire que tout cela est un piège destiné à vous couper toute possibilité de fuite. Que non content de vous retrouver, je vous offre sur un plateau à la police. Et les autres ne tarderont pas à en venir à cette conclusion...C'est une situation intéressante, mais si je veux vous emmener tous là où je veux en venir, elle m'est inutile.
« Vous semblez croire que j'aurai pr
évenu la police de votre venue, et donc de votre existence et du dossier qui vous amène ici. Dans ce cas, vous êtes tous, désarmés, dans une souricière. »
Un long silence.
« Vous avez t
ort. Si tel était le cas, j'y serais moi aussi, dans la souricière. Depuis le temps que la police veut me voir, elle en serai ravie, et moi, largement moins. Je n'ai pas prévenu la police de votre venue. En revanche, ce bâtiment est nanti d'un système d'alarme domestique très répandu, et si Chris se sent menacé, il déclenchera cette alarme et des agents arriveront aussitôt pour arrêter des cambrioleurs. Et tomberont... sur vous, et sur le dossier de ma main qui vous accuse. Quant à moi, non seulement rien ne m'oblige à me présenter comme L aussitôt, mais en plus là ou je suis, le temps que vous soyez arrêtés, je serai à l'extérieur en train de me faire passer pour un passant. »
- Je vois. Vo
tre protection et votre offre, dans le même mouvement.
Exactement, Aiber. Et c'est moi qui mène, maintenant. Tu ne peux plus minimiser le prix à payer.
« Mais laissons de côté tous ces extr
êmes auxquels j'espère ne pas avoir à recourir. Je ne voudrais pas que nos relations se détériorent, et je vous prie de bien me comprendre : je ne vous menaçais pas, je vous rappelais simplement que vous n'avez pas le pouvoir de vous en tirer sans payer. Ce que vous devez payer, je vous en donne le choix. C'est à vous de le faire »
- Autrement dit, chacun pour soi et Dieu pour tous. Ceu
x qui veulent vous suivre et ceux qui ne veulent pas. Et s'il y a lieu, vous défendrez en justice ceux d'entre vous qui vous auront cédé, L ? Vous ferez croire aux policiers que parmi nous certains vous ont aidés ? Vous voulez nous acheter ? Qui accepterait une défense qui les ferait passer pour des traîtres aux yeux de ceux contre qui vous ne pouvez rien ?
« Je ne me rappelle pas avoir
proposé quoi que ce soit de tel. Créer des dissensions entre vous me semblerait très maladroit de ma part. Bien, que décidez-vous ? Acceptez-vous mon offre ? »
- Comme si n
ous avions le choix.
« Vous l'avez. Vous avez trois options : accepter l'entrave d'un lien permanent et fiable avec moi, tenter de prendre ce que vous voulez par la force et risquer la prison à coup sûr, ou repartir avant que cela sente le roussi...en me laissant ce dossier compromettant, avec la risque que je finisse par abandonner la politesse et m'en servir. »
Que peux-tu répondre à cela, Aiber ? Si tu finasses, les autres te laisseront seul. Je l'ai présenté de façon à ne vous laisser qu'une seule option acceptable. Et tu ne peux pas le nier.
« Je tiens à
préciser aussi que je ne rendrai pas la partie du dossier concernant ceux qui me refusent leur aide de façon catégorique et définitive, aux dites personnes. Qui sont priées de s'en aller maintenant. »
Fais ton choix, Aiber. Plus que les autres, c'est toi qui m'intéresses. C'est ton aide que je veux. Mais tu le sais bien, et ça m'embête. Tu vas essayer de faire monter le prix de ton accord.
- Utiliserez-vous ce dossier,
si nous refusons, L ? L'utiliserez vous sachant que cela revient à vous priver de notre aide de façon...''catégorique et définitive'' ?
Ton argument n'a pas de poids et tu le sais. Tu sais que tu ne tiendras pas longtemps à ce rythme. Si j'enfonce encore un peu le clou tu ne pourras plus rien faire.
« Vous supposez
que je continue indéfiniment de laisser pendre la prison à vos nez, sans toutefois mettre ma menace à exécution, dans l'espoir de vous convaincre un jour ? La façon dont j'ai présenté les choses tout à l'heure supposait que vous m'étiez indispensables, cependant il serait très exagéré de considérer les choses ainsi. Votre aide est un formidable gain de temps et d'efficacité pour moi. Mais n'est pas pour autant essentielle. Un plus, en quelque sorte. J'ai enquêté pendant des années sans ce plus, ce qui ne m'a pas empêché de vous trouver. Je me suis arrangé pour tous vous forcer à venir ici, pour vous soumettre cette offre, et je ne la répèterai pas. Ce n'est pas une faveur que vous me faites, c'est dans l'autre sens que vont les choses. Sachant cela, seriez vous prêt à parier votre liberté là-dessus, Mr. Aiber ? Seriez vous prêt à miser autant ? »
- Vous n'avez pas à supplier des voleurs pour qu'ils vous aident, hein
? intervint Wedy. En ce qui me concerne c'est tout vu.
Dépêche-toi, Aiber. Dans cinq minutes j'aurai leurs numéros de téléphone. Si tu veux tenter encore quelque chose c'est maintenant.
- Attendez, L. Nous som
mes tous contraints, vous compris, de faire confiance. Ce dossier, vous allez nous le rendre et il n'y en a pas de copie. Nous sommes forcés de vous croire sur ce point. Seulement... Vous semblez considérer que vous êtes le seul à pouvoir nous retrouver. Ce qui n'est peut-être pas le cas. Vous êtes simplement le premier. Aussi je pense qu'il est de bonne guerre de vous demander une autre garantie. Si un autre détective venait à avoir des soupçons à notre sujet, vous vous arrangeriez comme vous savez si bien le faire pour que nous restions introuvables. C'est dans votre intérêt autant que dans le notre, aussi je doute que vous refusiez.
Bien. Je le savais. Tu as monté le prix aussi haut que tu le pouvais, Aiber. Et tu vas accepter. Très bien.
« Cela me paraît tout à fa
it acceptable. Si c'est la condition que vous posez... Dois-je donc considérer que vous acceptez ? »
Allez, dis-le. Pour toi, c'est comme si tu avais perdu, hein ? Tu n'as pas réussi à récupérer le dossier sans avoir à le payer...Tu ne m'auras pas arnaqué, Aiber.
- Très bien, L. Mais cela
dépend de ce que vous voulez que j'accepte. Quel moyen de communication, à la fois sûr et pratique, voulez-vous qu'on établisse ?
« Je sais bien que vous n'avez ni téléphone permanent, ni messag
erie Internet, et encore moins d'adresse fixe, du moins pas une où vous pouvez recevoir ce genre de courrier. Mais vous êtes doués pour la dissimulation. J'ai trouvé sur Internet un forum pour enfants, assez fréquenté et facile d'accès, qui ne nécessite pas d'inscription. Je vais vous en laisser l'adresse et un jour, si dans ce forum l'un des messages laissé par quelqu'un dont le pseudo est Chacha12 laisser entendre que cette personne ''a besoin de l'aide de ses amis'', vous viendrez au lieu mentionné dans le message précédent, à la date du message, un mois plus tard. Ce me semble être sûr pour vous comme pour moi. Utilisez de préférence des ordinateurs publics. »
Wedy s'
avança vers la table pour y trouver un petit tas de feuilles ou étaient inscrits une adresse Internet.
- Très bien, L. Ça me paraît acceptable.
Aiber réfléchit un in
stant puis saisit une feuille à son tour.
- Parfait, L. Vous avez pensé à tout, on dirait.
Son regard était fixé sur le garçon aux cheveux en pétard en face de lui. Qui leur tendit sans un mot un épais dossier qu'il extirpa d'un tiroir.
- L pense toujours à tout, Mr Aiber.

«
Bien, je pense que cette réunion touche à sa fin. Je vous demande de laisser Chris sortir le premier, puis vous, un par un je pense, et je partirai le dernier. A bientôt, peut-être. »
L chiffonna le paquet de petits Lu, sentant la mé
canique fragile craquer sous ses doigts, et il fourra le tout dans sa poche. Avant de se traîner dehors.
J'ai réussi.

- Tu as QUOI
?
- J'ai mis à mon service les plus grands criminels au mo
nde.
- L, par pitié, épargne-moi u
ne migraine carabinée. Explique-moi ça maintenant.
-
Maintenant, Watari ? Dans une cabine téléphonique ? En plein centre-ville ? Je reconnais que la ville où je suis n'est pas immense, mais...
- Quoi ??? Tu n'es pas à New Yor
k ? Tu n'es pas chez toi, L ?
-
Non, je ne suis pas à New York. Je ne suis pas chez moi, pour la bonne et simple raison que je n'ai pas d'endroit que je peux décemment appeler ''chez-moi''. Bien, si vous pouviez venir me chercher, maintenant, au lieu de me crier aux oreilles ce qui est censé rester secret...
- Mais où est-
ce que tu es ? Comment y est-tu allé, d'abord ?
- Je suis dans le centre ville de Caen, rue du 6
Juin. J'y suis arrivé en bus.
- L...
- Oui, Watari ?
- Non, rien. J'arrive.
- Je vous remercie.



Je sais, je sais, c'était long... Sumimasen. Bref voilà le new chap, je ferai sans doute un montage potable plus tard !

# Gepost op dinsdag 28 augustus 2007, 05u36

L is for Lethal (Part I)

L is for Lethal (Part I)
L n'avait jamais été réellement « surpris ». Jamais. Watari parfois l'étonnait, la bêtise humaine aussi, mais jamais... Il aurait pu s'attendre à tout, mais pas à cela. Même si le ton funèbre de Watari, l'écriture tremblante de Roger, laissaient présager de mauvaises surprises, mais pas à ce point là.
Jamais le sang ni la mort ne l'avait impressionné. Des cadavres mutilés, des corps brûlés ou tordus, il en avait déjà vu et sa première réaction avait toujours été de rechercher les indices. Des meurtres, un de plus, un de moins...
Il n'y avait qu'un crime que L ne pouvait comprendre.
Le suicide.
Ce meurtre dont on est à la fois la victime et le coupable, ce meurtre répréhensible qu'on ne peut même pas reprocher à son auteur, qu'à soi-même. En particulier...
Le suicide d'une fille si jeune. Si intelligente. Si peu susceptible de se laisser aller à se tuer.
Le suicide de A.
Roger lui avait expliqué, dans sa longue lettre paniquée pleine de mots et de phrases inutiles. A n'avait pas pu supporter la pression qui pesait sur elle. Trop fragile, et pourtant jamais elle n'avait cédé. Sauf cette fois là. Une semaine qu'elle ne mangeait plus, un mois qu'elle ne dormait plus. Ce travail à rendre qui la minait sans que nul ne put déceler la moindre différence avec ce qu'elle était d'habitude. Elle s'était donné la mort comme elle avait toujours vécu la vie. Froidement, méthodiquement. De façon à ce que rien ne puisse se mettre sur son chemin. Au bout de trois jours de recherches, on avait retrouvé son corps dans le sous sol d'un hangar, à côté du robinet des gaz. Elle avait tout prévu, on avait même retrouvé dans sa chambre un calendrier avec les dates où ce hangar était utilisé, et une date entourée en rouge. Elle avait disparu en déclenchant derrière elle l'alarme incendie, et lorsqu'on s'était aperçue qu'elle n'était pas parmi les autres, elle était sans doute déjà morte.
Rien n'aurait pu empêcher A de mourir.
Elle avait probablement longuement pesé le pour et le contre avant de conclure que sa vie ne valait pas la peine d'être vécue. Logique. Il en était venu à la même conclusion depuis longtemps. Mais elle avait oublié de considérer que rien de mieux ne l'attendait après. Trop de pression...
Jamais il n'aurait dû. Jamais. C'était lui qui avait tué A, au fond. C'était parce qu'il avait besoin d'un héritier. Du meilleur. A avait eu le malheur d'être la meilleure, et il lui avait arraché son avenir. Sa vie. Avait oblitéré tous les sentiments et joies auxquels elle aurait pu prétendre. Pour ne laisser devant elle qu'un long, interminable chemin régi par la bêtise humaine et le sang versé sans qu'elle n'y puisse rien, sauf retrouver le coupable, réunir contre lui les preuves et démolir une autre vie. Un chemin au bout duquel elle disparaîtrait un beau jour sans laisser de traces, aussitôt remplacée par un nouvel être sans nom, résumé à une lettre, L comme logique, léthargique, loi. L comme lugubre. Une ligne ininterrompue jusqu'à ce qu'on oublie de la perpétuer.
C'était le fardeau qu'il avait choisi, pour donner un sens à sa vie. Un fardeau qu'il emmènerait avec lui dans la tombe... Il n'était plus question de le mettre sur les épaules d'un autre enfant prématurément vieilli.
Le téléphone à côté de lui sonna. Numéro caché. Watari.
- Watari, vous tombez à pic. Je veux que vous téléphoniez à Roger. Pour que...
- Je crains que cela ne doive attendre, L. Il y a un autre problème.
- Mauvais signe. Ça fait le deuxième et comme on dit, jamais deux sans trois.
Silence.
- Watari ?
- Ce genre de maximes basées sur une superstition ne te ressemble pas, L. Je sais dans quel état d'esprit tu dois être, mais...Je...suis tout autant responsable que toi de ce drame, c'est même entièrement ma faute, après tout c'est moi qui...
- Suffit, Watari. On peut se lancer la balle pendant des heures, et inviter Roger aussi dans la foulée, pour être trois à s'accuser dans tous les sens, on n'arrivera nulle part. On ne ressuscitera pas A. On ne fera que perdre du temps et se rendre inutiles. Quel est l'autre problème ?
Watari se tut un instant. L ne s'énervait jamais. L ne prenait jamais ce ton agacé. Certes, sa voix était restée parfaitement calme, mais jamais L ne l'avait coupé. Généralement, il se contentait de l'écouter jusqu'au bout avant de faire une remarque condescendante. Cela faisait longtemps qu'il avait oublié que L pouvait souffrir. S'en vouloir. Qu'il était humain. L ne le lui avait jamais montré, jamais, aussi loin que remonte sa mémoire.
- Et bien... tu te souviens sans doute de B... le garçon qui tenait à A et qui pouvait prétendre également à ta succession ?
- Bien sûr que je me souviens, Watari. Je ne souffre pas encore le l'Alzheimer et ne suis pas un attardé, contrairement aux apparences. C'est encore plus pénible quand vous tournez autour du pot.
- Et bien, B s'est enfui aujourd'hui. Depuis l'annonce de la mort de A, il n'est plus dans son état normal. Roger a appelé la police, sans bien sûr parler de toi ou de ces histoires de succession, mais il n'a pas été retrouvé.
- Et ça n'a rien de surprenant. Si B n'était qu'un simple gamin fugueur, il n'aurait pas été là... Il n'aurait pas eu à s'enfuir.
- Je dois aller à la Wammy's House d'urgence, L. Je prends l'avion tout de suite. Tu avais quelque chose à communiquer à Roger ?
- Oui. Il n'y a plus de Wammy's House, ni d'héritier de L. Faute de pouvoir réparer ses erreurs, il faut au moins veiller à ne pas les reproduire.

L raccrocha le téléphone. Et tenta de remettre de l'ordre dans la tempête qui l'agitait. A et B, ses deux successeurs, deux personnes d'une intelligence et d'une raison qui dépassaient de loin celles de la plupart. Venaient de faire chacun de leur côté quelque chose qui faisait plus penser à une romantique tragédie amoureuse de collégiens digne d'une mauvaise série télévisée. Une fuite, une fugue. Mais pourtant, de même que A avait eu des raisons mûrement réfléchies de se donner la mort, B, de même, n'avait pas agi sur un coup de tête de passion blessée. Il était bien conscient que, où qu'il puisse aller, A ne reviendrait pas. Elle s'était arrêtée dans un hangar à deux pas de là où il se trouvait, rien ne servait de chercher plus loin. Quels que soient le nom de ses sentiments pour elle, ils étaient à cent lieues de ce que ressentent des gamins aux bienheureuses mièvreries. Quoi que Watari et Roger puissent croire, on ne pouvait se contenter de conclure « A est morte, or B l'aimait, donc B ayant perdu de vue le bon sens et la logique s'est enfui sans but et le c½ur brisé ». Ni « A s'est suicidée suite à la pression qu'on lui imposait, et B, se retrouvant à même de se trouver dans la même posture, en tête de la liste, a préféré s'enfuir pour sauver sa peau. ». Non, décidément, ça ne tenait pas debout.
B aussi a raisonné logiquement. C'est ce qu'il fait le mieux. Et logiquement...

« A a subi un très fort stress, et s'est tuée. Donc si A n'avait pas subi ce stress, elle ne serait pas morte. Or, de qui vient ce stress ? De Roger, responsable des méthodes de travail. Mais Roger ne fait que suivre les indications de Watari, qui invente ces méthodes de travail. Mais Watari ne fait qu'obéir aux directives de L, qui veut des héritiers. Par conséquent, L est coupable de la mort de A. Et on m'a formé pour stopper les coupables. Les trouver. Les empêcher de nuire... ».

« L n'avait pas eu de formation pour devenir ce que nous devons être. Alors, nous qui sommes à son niveau, n'en avons pas besoin non plus. Je te montrerai que je suis meilleur que toi, L. Avec ou sans ces stupides épreuves. Si tu étais réellement représentatif de cette logique et de cette justice dont tu te vantes, tu serais déjà mort. Je vais ramener de l'ordre dans tout ça. Cet ordre au nom duquel A est morte. »

Et donc, je me suis fait un ennemi de plus.

Et donc... il faut le retrouver. L savait désormais la façon de raisonner de B, en revanche, il ne savait pas comment elle allait s'appliquer. Car il ne se contenterait pas de fuir. Mais L ne pouvait rien faire que d'attendre. Cette fois, il ne ferait appel à personne. Il ne ferait pas cet affront à B. C'était un duel seul à seul.
Et alors commença l'attente.

Deux mois plus tard, en février 2000, Satsuhana, acculée par des ennemis, se suicida. Trois semaines plus tard, on faisait appel à lui pour retrouver Sakuran Agatsuma disparue.

Pendant un an, les enquêtes s'enchaînèrent.

Pendant une autre année encore. Des meurtres, des attentats, des détournements de fonds. Rien qui ne soit pas l'½uvre de stupides et ambitieux petits criminels. Le pouvoir, la richesse, des privilèges dont ils pourrait jouir durant la durée négligeable et fragile de leur minable petite vie. Rien qui puisse être l'ouvre d'un garçon un tant soit peu intelligent.

En mai 2002, Beyond Birthday commença à bouger.




INDLA : Je m'excuse platement et sincèrement pour ce très long retard... (Attention, voici venir les excuses vaseuses) J'ai été très occupée par mon entrée en 1S, et je dois avouer que, faute de nouveautés d'ici 2008, j'avais un peu "décroché" sur le plan de Death Note (Honte à moi). Le chapitre "L is for Lethal" était au départ supposé couvrir non seulement les suites du suicide de A mais aussi tout le Los Angeles BB Case... Ce qui est très très trèèèès long à écrire. Donc j'ai séparé en deux parties... Je mettrai un délai moins long pour la deuxième XD
A ce sujet, il est
préférable, pour lire la suite, d'avoir lu le roman en question, Death Note Another Note (de Nishio Ishin), mais il se trouve partiellement traduit sur mon blog, L-is-for-Lawliet (je ne cherche pas à me faire de la pub, c'est juste que tout le monde ne peut pas lire l'anglais couramment), ou en anglais sur DeathGod.org ou je l'ai trouvé à l'origine (superbe site, d'ailleurs, si j'étais vous, j'irai là^^)... Voilà pour l'info ^^ Désolée pour ce racontage de life dont tout le monde se tape et merci à tous pour vos commentaires !! Vous n'imaginez pas à quel point ils me motivent !! (Même si j'ai de drôles de le façon de le montrer ^^ Ecore merci !)

# Gepost op donderdag 15 november 2007, 15u35

Gomen nasai...

(Bon, je me lance.)
Salut à tous !! (Wah, l'entrée en matière qui tue)

Voilà, de récentes découvertes ont flanqué par terre un certain nombre de choses et vont en flanquer d'autres par terre, à commencer par le respect que vous avez peut-être pour moi.
Mais bon, faut être honnête.
Pour aller droit au but... Au nom des droits d'auteur, ma fanfiction n'a pas le droit d'exister.
Je m'explique.
En flânant sur Fanfiction.net, j'ai "découvert" dans les fanfics sur Death Note une fanfiction, Ghosted Soul, par Lebibou, parue à une date antérieure à ma propre fanfic (11/05/06), qui avait exactement la même vision que moi du passé de Watari, entre autres. J'ai d'abord cru à un hasard, mais j'étais quand même bien embêtée.
Si ça avait pu être un hasard !!
Ce n'en est pas un. J'ai vérifié, et me suis aperçue que j'avais lu cette fanfic il y a un certain temps de cela, et laissé un commentaire.
Donc, j'ai lu cette fanfiction avant d'écrire la mienne, et cette version de l'histoire était tellement réaliste qu'elle s'est imposée à moi comme une évidence... et je l'ai réécrite. Inconsciemment.
Car ce n'était pas volontaire. Vraiment. Je ne sais pas combien parmi vous me croiront... Mais c'est la pure vérité.
Pour preuve -même si venant de moi c'est peu crédible - je n'ai pas attendu qu'on me colle mon plagiat prouvé sous le nez pour venir vous le présenter...

J'ai sérieusement envisagé, à ce moment là, de tout plaquer, fermer ce blog et effacer toute trace de ma fanfiction - et je le ferai si qui que ce soit et surtout l'auteur de la fanfic en question me le demande. Mais on m'a dit de NE PAS TOUCHER A MON TEXTE.

Voilà où j'en suis. Donc sachez que le début de ce texte m'a été inspiré par Lebibou, dans Ghosted Soul, que je vous recommande - puisque les copies, décidément, ne dépassent jamais l'original. Voilà, bien que ma fanfic soit un pur plagiat à la base et ne serait "autorisée" si je puis dire, qu'avec l'accord de l'auteur, je me rattrape un peu en vous mettant ce lien...

Donc en dépit des droits d'auteur, ce blog existe toujours...

Jespère que vous m'en excuserez...

# Gepost op zondag 18 november 2007, 16u23